Journalisme

Aucun regret

Dans le quotidien gratuit 20 minutes du 11 août, un article consacré à la septuagénaire qui a tué un enfant de 7 ans en mars 2019. «Je le regrette chaque jour. Je suis désolée pour la famille» a-t-elle dit devant les parents de la victime présents dans la salle d’audience.

Traduction pour la page de titre : Une retraitée tue un enfant : aucun regret

Enfants

Sur les ondes de la Radio suisse romande, lundi matin, il est question de cette pollution à Neuchâtel dont plusieurs chiens ont été les victimes. La journaliste précise : «la pollution n’est pas dangereuse pour les humains, mais peut l’être pour les enfants et les animaux.»

On ignore à partir de quel âge un enfant devient un être humain, mais on comprend mieux pourquoi notre presse milite depuis toujours pour l’avortement libre.

 


Publié dans Non classé | Commentaires fermés

La connerie est-elle contagieuse ?

Madame Elodie MIELCZARECK, sémiologue, vient de publier aux Editions du Cherche-Midi « La stratégie du caméléon » dans lequel elle rappelle l’expérience de Salomon Asch, dans les années cinquante.

Asch avait imaginé l’expérience suivante : il avait réuni dans une salle 8 personnes dont l’une d’entre elles seulement est le cobaye qui ignore que les sept autres sont des assistants de l’expérimentateur. On présente à ces personnes des lignes de différentes hauteurs A, B, C, D et les participants doivent dire si A est plus grand que B et que C, si C est plus grand que D etc.

Au début, chacun donne des réponses exactes, mais lorsque l’expérience se prolonge, et qu’on leur présente d’autres images, les participants complices affirment que la ligne B est égale à la ligne D (alors même que l’une d’elle est nettement plus grande que l’autre), ce qui incite le cobaye à confirmer, comme les sept autres participants, que les deux lignes sont équivalentes.

Des recherches plus récentes, réalisées sous IRM ont permis de mettre en évidence que la perception de la réalité est modifiée par le cerveau, de sorte que ce n’est pas seulement votre souci de vous conformer à l’avis commun qui vous fait dire comme les autres, mais c’est votre cerveau qui modifie votre perception de la réalité au point que vous voyez vraiment les traits inégaux de même longueur.

Mme Mielczareck en conclut que la connerie est effectivement contagieuse et va se répandre d’autant mieux que nous sommes entourées de nombreux cons, que nous les fréquentons – ou nous les lisons – souvent et qu’ils nous sont hiérarchiquement supérieurs ou qu’ils occupent une position sociale ou politique supérieure.

En ces temps de panurgie grave, où personne ne connaît exactement la nature de la Covid-19 ni comment la traiter, mais où on ordonne le port d’un masque et des « gestes barrière », des périodes de quarantaine et des zones interdites aux millions de moutons bêlants que nous sommes, il est rafraîchissant de prendre un peu de hauteur pour s’extraire de la masse des cons qui nous cernent de toutes parts.

Claude Paschoud

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

La meurtrière est morte

La presse de ce matin nous apprend la mort de Mme Jacqueline Sauvage, présentée comme une « martyre devenue icône » et rappelle qu’elle avait été condamnée à 10 ans de réclusion pour le meurtre de son mari, prétendument « violent et incestueux »

J’avais consacré un article, en janvier 2017, à cette affaire :

Triomphe du féminisme victimaire

Les avocates de Mme Jacqueline Sauvage ont réussi une opération qui restera sans doute dans les annales du droit comme un morceau d’anthologie : faire gracier leur cliente par le président de la République alors même que 35 magistrats et jurés l’avaient jugée coupable de meurtre lors de deux procès différents.

Lors de ces procès, les avocates de la meurtrière ont présenté leur cliente comme la victime, pendant 47 ans, d’un mari grossier et brutal. Pendant ces quarante-sept ans, Mme Sauvage n’a jamais exhibé d’hématomes, ni dans un hôpital ni chez une voisine ni ne s’est jamais plainte d’avoir reçu des coups. Ses filles n’ont retrouvé le souvenir d’atteintes à leur pudeur dont elles n’avaient jamais parlé à personne qu’après la mort de leur père qui ne pouvait plus se défendre de cette nouvelle accusation.

Tous les magistrats qui ont étudié minutieusement le dossier, qui ont entendu les témoins, l’accusation et la défense ont jugé qu’on ne pouvait absoudre cette femme d’avoir tué son mari de trois balles de fusil de chasse dans le dos.

Mais les harpies du féminisme victimaire ne se sont pas satisfaites d’un verdict plutôt clément. Dix ans de réclusion pour un assassinat, c’est presque un cadeau. Des associations se sont mobilisées pour diaboliser le mari abattu et donc présenter l’accusée comme une femme soumise trop longtemps à un monstre sans pitié. Son geste était donc une sorte de «légitime défense différée» C’est elle qui est devenue la victime, non seulement de son époux, mais des juges et des jurés contaminés par le patriarcat ambiant.

François Hollande, qui n’a plus rien à perdre, a pris le risque de se mettre à dos l’ordre judiciaire et la partie la plus raisonnable de l’opinion publique pour la satisfaction de quelques coteries germanopratines et de quelques cénacles de féministes doctrinaires peu soucieux de la vérité des faits. Ce n’est pas cette mauvaise action qui fera remonter sa cote de popularité, même s’il a usé d’un droit qui lui est incontestablement conféré par la Constitution.

La liberté accordée à Mme Sauvage ne satisfait ni le droit ni la justice.

Claude Paschoud

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Fâcheux copinage

On espérait être débarrassé définitivement de Mme Manon Schick, ex-directrice d’Amnesty International suisse, et accessoirement rédactrice invitée de 24 heures à qui elle confiait des billets larmoyants de compassion pour toutes les plus mauvaises causes.

Fol espoir !

J’ai déjà épinglé la dame naguère sur le présent blog en relevant la pauvreté de ses arguments (1) et ses mensonges éhontés.

La dame a trouvé un employeur disposé à profiter de sa vaste incompétence : la direction générale de l’enfance et de la jeunesse du canton de Vaud. C’est sa camarade de parti Cesla Amarelle qui a estimé opportun de mettre à la tête de l’ancien SPJ une dame sans emploi qui n’a jamais eu d’enfants. Parions qu’elle saura déployer tout le zèle nécessaire pour l’accueil des enfants djihadistes retour de Syrie et des orphelins venus de Hong-Kong.

Quant aux enfants d’ici, arrachés brutalement à leurs parents par des dénonciations calomnieuses ou aux enfants réellement victimes d’abus dans leurs familles d’accueil, ils auront du souci à se faire, avec, à la tête du service supposé les protéger, une infatigable dénonciatrice des entraves à la liberté d’expression dans les pays lointains, mais muette au sujet des violations, en Suisse, de la liberté d’expression garantie par l’art. 16 de la Constitution.

Claude Paschoud

_____

(1)  «Les élucubrations de Manon» 19 janvier 2016

«Les nouvelles élucubrations…» 1er mars 2016

«Manon a encore tout faux» 15 mars 2016

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Navrantes priorités

Lorsque le Conseil fédéral a publié ses premières ordonnances sur le covid-19, qui permettaient la poursuite des activités de la grande distribution, mais qui imposaient la fermeture des librairies, on a compris hélas que nos hommes (et femmes) politiques accordaient plus d’importance à la libre diffusion des schubligs qu’à celle de la culture.

Leurs dernières décisions, qui annoncent la réouverture des écoles, et des salons de coiffure mais toujours pas des librairies, indiquent quelle est leur conception du rôle de l’école ; lieu de socialisation, d’acquisition de connaissances en informatique, en éducation sexuelle, en code de la route, lieu d’apprentissage du « vivre-ensemble », où doivent s’estomper les différences sociales et les privilèges mais surtout pas lieu de culture, lieu d’étude de la  littérature et des disciplines qui confèrent des avantages indus aux enfant dont les parents possèdent plusieurs livres et qui les ont lus.

Mais surtout, et c’est ce qui a principalement motivé le gouvernement, – compte tenu des difficultés quasi insurmontables de respect des distances de sécurité – lieu de garderie pour permettre aux parents de reprendre le travail.

On n’a guère amélioré le niveau, depuis l’époque où le Chancelier de la Confédération s’était approché de Mme Minger, épouse du conseiller fédéral, pour l’informer que ses collègues avaient l’intention de lui offrir un livre pour son anniversaire.

«Non, non, ce n’est pas nécessaire, aurait répondu l’épouse, il a déjà un»

C.P.

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

La loi est claire

Le quotidien gratuit «20 minutes» de ce matin traite en une et en page 3 du refus, par certains commerçants, d’accepter un paiement en cash. Le journaliste écrit : «La loi est claire : si le client a été averti au préalable, le commerçant est en droit de refuser un paiement en cash».

En page intérieure, on cite l’article 3 de la loi fédérale sur la monnaie et les moyens de paiement, selon laquelle toute personne est tenue d’accepter en paiement jusqu’à 100 pièces suisses courantes et les billets de banque suisses sans limitation de la somme.

En effet, la loi est claire.

Mais le rédacteur ajoute : «Néanmoins, il est toléré de déroger à cette règle, pour autant que l’acheteur en soit informé préalablement…».

Mais il ne nous dévoile pas d’où il tire cette tolérance et cette dérogation. En tout cas pas de la loi, qui proclame clairement le contraire !

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

C’est encore plus grave !

Il apparaît clairement aujourd’hui que la pandémie de Corona virus et ses conséquences effrayantes en Europe sont directement imputables à l’incurie, à l’imprévoyance, à la bêtise même des gouvernements, ou de leurs conseillers en matière sanitaire, qui n’ont rien vu venir, et lorsqu’ils ont enfin vu, ont pris les plus mauvaises décisions.

Aujourd’hui, au louable prétexte de lutter contre la transmission du virus, on a suspendu les libertés individuelles en décrétant un confinement presque total, l’arrêt de la production, probablement de multiples faillites et sans doute des suicides. Le bilan final est-il raisonnable ?

Les pays d’Asie qui ont pu maîtriser le fléau ont pratiqué autrement : d’abord des tests d’un dépistage massif et généralisé (encore fallait-il disposer de tests en suffisance), le port du masque généralisé (encore fallait-il…) et un traitement des gens infectés, hospitalisés ou au moins confinés, dès le début de l’infection.

En Europe, on n’a pas de tests pour un dépistage massif, pas de gants, pas de masques et pas de solution pour l’hygiène des mains. On en est réduit à ordonner à tout le monde de rester chez soi, en attendant que meurent les dernières victimes de cette incurie des «élites» par détresse respiratoires pour les patients, ou par épuisement total pour les soignants.

On nous racontera fièrement que les mesures ordonnées ont permis de sauver mille (ou dix mille ou cent mille) vies humaines, mais qu’elles auront coûté, hélas, cent milliards (ou mille ou dix mille) à l’Etat, aux entreprises, aux particuliers. Mais l’Etat c’est qui ? C’est évidemment le peuple qui va payer la note, par l’impôt ou par l’inflation et alors même qu’il faudra tout reconstruire. Non pas des bâtiments atteints par des bombardements, mais tout un outil de production pulvérisé par l’imprévoyance des gouvernements et les mesures de confinement.

Sur le plateau de TF1, un crétin présenté comme un médecin expert a déclaré qu’il fallait absolument respecter le confinement total, car, «c’est le seul médicament efficace contre la maladie». Il n’y a pas besoin de sortir de l’Université pour comprendre que l’incarcération dans son propre logement n’est pas un médicament, au mieux une tentative de freiner la propagation du virus, alors qu’on s’est réveillé trop tard pour adopter les bonnes mesures.

Face à la nécessité de sauver des vies humaines, les libertés individuelles ont peu de poids proclament d’autres imbéciles. Et ce sont les mêmes qui protestent contre l’abaissement des vitesses autorisées sur les routes départementales ou contre l’augmentation du prix des cigarettes. S’ils étaient cohérents, ils réclameraient les limitations de vitesse à 20 km/h et l’interdiction de fumer sur tout le territoire !

Malgré les discours martiaux du Président Macron, le Coronavirus fera beaucoup de victimes. J’en ferai peut-être partie. Mais cette pandémie aura eu quelques effets positifs : on n’entend plus les manifestants «pour le climat» ni les femelles aux seins nus vociférer dans les rues. La consommation baisse, il y a moins de déchets, moins de déplacements inutiles, on a plus de temps pour lire ou faire des enfants…

Il y a quelque temps, l’intitulais mon billet : «Nous sommes gouvernés par des nigauds». J’ai bien peur que ce soit encore plus grave !

Claude Paschoud

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Etat de nécessité ?

Si j’en crois la presse de ce matin, le Président Colelough a acquitté les trublions joueurs de tennis dans les locaux du Crédit suisse. Le jugement admet la violation de domicile et la violation du règlement lausannois (refus d’obtempérer à l’ordre de la police), mais il a admis en faveur des accusés l’état de nécessité.

En droit pénal, l’état de nécessité est défini comme suit : quiconque commet un acte punissable pour préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement un bien juridique lui appartenant ou appartenant à un tiers agit de manière licite s’il sauvegarde ainsi des intérêts prépondérants.

Les avis ne sont pas unanimes au sujet de l’imminence du danger de réchauffement climatique, mais on est surpris d’apprendre que ce danger serait impossible à détourner autrement qu’en organisant un tournoi de tennis dans une banque de la place. En revanche, on est ravi d’apprendre que la démonstration de ces clowns a permis de sauvegarder des intérêts prépondérants. Lesquels ?

Bravo Philippe !

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Le poisson pourrit par la tête

Le quotidien gratuit «20 minutes» de ce matin nous apprend qu’une dame, juge assesseur auprès de la justice de paix et épouse d’un avocat connu, s’est rendue coupable de faux dans les titres visant à «arnaquer le Canton» pour rendre service à une pupille de sa fille.

Quelques jours plus tôt, on apprenait que M. Nicolas Chervet, titulaire du brevet d’avocat, secrétaire général du département du territoire et de l’environnement, destiné à devenir le chef de la police cantonale vaudoise, soupçonné de calomnie dans le litige qui divise Orllati et le groupe Bernard Nicod et qui affirmait en début d’année ; «Cela ne remet pas en question mon impartialité, mon honneur ou la probité de mon travail» vient d’avouer avoir embouti une voiture dans un parking (entre 2’000 et 3’000 francs de dégâts) et avoir laissé à la victime une fausse identité, une fausse adresse et un faux numéro de téléphone.

On se souvient qu’en Valais, le chef de la police Christian Varone, licencié en droit et colonel, candidat PLR au Conseil d’Etat, est un voleur et un menteur, confirmé dans ses fonctions une semaine après sa condamnation.

Le poisson pourrit par la tête !

C.P.

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Nous sommes gouvernés par des nigauds !

Dans la dernière livraison de Domaine public, le professeur Jean-Daniel Delley nous raconte une bien plaisante histoire :

La révision de la loi sur les prestations complémentaires (PC) a prévu à juste titre d’augmenter l’allocation logement. Mais elle a également réduit le montant de cette allocation pour les concubins et les colocataires, égalité de traitement avec les couples mariés oblige. Cette réduction va obliger nombre de bénéficiaires de PC en colocation à chercher un logement individuel ou une place dans un établissement de soins, ce qui leur donnera droit à une allocation plus élevée.

L’économie attendue de 7 millions se transforme en une dépense supplémentaire qui pourrait atteindre 50 millions de francs

Il y a quelques années, j’avais déjà recouru – en vain – contre une décision fiscale neuchâteloise qui refusait à ma cliente indigente le droit à un subside de l’assurance-maladie au motif qu’elle était hébergée gracieusement par un ami, qui n’avait donc, selon l’administration, qu’à assumer tous ses coûts. Le résultat de ce brillant raisonnement fut qu’elle a pris un logement séparé, qui a été financé par les services sociaux et qu’elle a alors bénéficié du subside sollicité. Merci qui ?

 

Publié dans Non classé | Commentaires fermés