Était-ce bien raisonnable ?

Il a fallu mobiliser jusqu’à 200 policiers, en France et dans plusieurs cantons suisse, la collaboration de la police fédérale et une intervention finale «extrêmement violente» dans un squat à Sainte-Croix pour arracher une petite fille des bras de sa maman.

Il paraît que la petite avait été confiée par la justice française aux soins de sa grand-mère, chez qui un commando l’avait kidnappée quelques jours plus tôt, par ordre de sa maman.

Il n’en fallut pas plus pour déclencher le «plan enlèvement» diffusé sur toutes les chaînes de télévision et par le rodéo final, avec policier masquées et hurlements de la petite fille.

Quand on sait que les dealers de drogue opèrent sur la place de la Gare devant les policiers impassibles, qu’une vieille dame qui s’est fait arracher son sac à main aura beaucoup de peine  trouver un policier disponible, on se demande s’il était bien raisonnable de monter une telle opération internationale…

 

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Qui connaît le Papino 103 ?

Après le musée du Louvre qui a déjà banni de ses panneaux explicatifs les chiffres romains pour la désignation des siècles, le musée Carnavalet fait de même pour faciliter auprès de son public le plus inculte la compréhension des siècles et des souverains. On ne risquera plus de lire, comme un sketch des Inconnus l’avait popularisé, la biographie de Louis Croix, Vé, Bâton, mais il faudra s’habituer à Henri 4, à Pie 12 et au 21e siècle.

« Puisqu’il y a des nains, faisons les portes basses » dit le proverbe préféré de la gauche et de toutes les bonnes âmes soucieuses de ne pas stigmatiser les moins doués, les plus lents ou les plus bêtes. Au lieu de les encourager à progresser, à acquérir des connaissances nouvelles, on a depuis des années abaissé les exigences, facilité l’obtention des diplômes et des titres, accueilli des cohortes d’abrutis dans les Facultés qui savent à peine écrire sans le correcteur orthographique de windows, et qui, au mieux, finiront comme commentateurs sportifs après avoir digéré la propagande marxiste enseignée à l’institut des sciences sociales et politiques et cherché en vain un vrai métier.

Ce n’est pourtant pas un exercice insurmontable d’apprendre les chiffres romains, surtout que les souverains portant le même prénom n’ont jamais été, à ma connaissance, plus de vingt-trois. Et cette graphie nous rappelle opportunément nos origines, nos racines, notre culture. Il est vrai qu’il n’est plus très bien vu aujourd’hui de proclamer, comme l’avait fait le général de Gaulle, que nous sommes un peuple de race blanche, de civilisation gréco-latine et de religion chrétienne.

L’affirmation d’une appartenance est dénoncée comme une déclaration de haine pour les autres. Si j’utilise dans mon discours des mots comme iatrogène ou énnéagone, je suis soupçonné de le faire exprès pour embarrasser ceux qui n’ont pas appris le grec. Alors que je voulais les inciter à faire la connaissance de deux nouveaux mots qui leur permettront de briller dans les salons au milieu des crétins lors du prochain coquetèle.

Quel rapport avec mon titre ? Aucun, sauf que l’élève qui a écrit le Papino 103 dans sa dictée n’avait probablement jamais entendu parler du Souverain Pontife le plus illustre du Moyen-Age.

 

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Confinement

Le virus n’est rien. Le terrain fait tout. C’est la formule un peu simplificatrice proclamée par les spécialistes des maladies infectieuses .Ils veulent expliquer par cette formule que le corps humain est, normalement, apte à résister aux attaques des microbes et des virus s’il n’est pas préalablement affaibli par des pathologies ou des carences. On en veut pour preuve qu’une personne infectée par tel virus en sera à peine incommodée alors que le même virus sera fatal à son voisin.

Il s’agit donc d’identifier les carences qui affaiblissent les défenses immunitaires et de corriger la situation par l’apport des molécules manquantes. Une mère de famille n’empêche pas ses enfants de sortir jouer dans la neige quand il fait froid mais elle les habille chaudement.

Le confinement de la population, sans la traiter, est une sottise. Cette stratégie est comparable à la décision d’un préfet de police en situation d’émeute populaire violente qui ordonnerait aux policiers de se terrer dans les casernes en attendant que les troubles cessent, plutôt que les équiper de casques, de gilets pare-balles et de boucliers pour rétablir l’ordre.

Les gens restent enfermés. Et puis ? Un jour, ils vont sortir et s’ils entrent en contact avec le virus, ils en pâtiront comme avant le confinement, sauf s’ils ont bénéficié d’un vaccin efficace. A son sujet, je préfère croire en l’efficacité de l’apport en vitamines C et D, en zinc et en une alimentation saine et équilibrée plutôt qu’au Père Noël  Pfizer !

 

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Requiem pour un crétin

 

Il y en a probablement des centaines parmi le corps enseignant de la république, qui prennent un hebdomadaire répugnant pour un organe de presse et qui estiment que des caricatures vulgaires représentant le Prophète sacré des musulmans dans une position humiliante et grotesque sont une manifestation de la liberté d’expression.

A part cette exhibition imbécile en classe, devant des élèves de 13 ou 14 ans, quel était le contenu du cours sur la liberté d’expression présenté par l’instituteur Samuel Paty ? On l’ignore, ce qui n’a pas empêché le Président de la République de lui décerner la Légion d’honneur à titre posthume, et de tolérer en pleine pandémie des rassemblements de plusieurs centaines d’imbéciles venus déposer leur petite bougie en signe de solidarité avec le blasphémateur.

Contrairement à plusieurs pays européens, tels le Danemark, la France, la Norvège, l’Islande et Malte qui ont déjà aboli le délit de blasphème, la Suisse réprime celui qui, publiquement et de façon vile, aura offensé ou bafoué les convictions d’autrui en matière de croyance, en particulier de croyance en Dieu, ou aura profané les objets de la vénération religieuse (art. 261 CP).

Si toutes les convictions en toutes les «croyances» sont ainsi protégées (et non seulement la croyance en Dieu) on se demande s’il n’y aurait pas lieu de poursuivre pénalement tous les journalistes qui ricanent des «complotistes», tous les darwiniens qui bafouent les convictions des «créationnistes» et même les esprits forts qui brocardent la foi dans l’existence des extraterrestres.

On se demande aussi pourquoi, en France, le droit au blasphème est reconnu, et qu’il est donc licite de se moquer des convictions d’autrui, pour autant que les croyances moquées soient celles des chrétiens ou des musulmans, mais qu’il est strictement interdit de mettre en doute des faits historiques controversés au motif que cette mise en doute heurte la sensibilité du Peuple élu.

M. Samuel Paty a payé de sa vie sa fidélité à ce qu’il croyait être son devoir. Il mérite pour cela notre indulgence et je souhaite qu’il repose en paix. J’observe néanmoins que des dizaines d’autres victimes de leur fidélité aux devoirs de leurs charges, notamment des policiers, n’ont pas bénéficié, post mortem, de la même mobilisation politicienne et médiatique. Je subodore que l’horreur a été moins le meurtre que la décapitation, ultime indignité que les Jacobins ont érigé pourtant en acte glorieux 227 ans plus tôt jour pour jour, le 16 octobre, lorsqu’ils ont exécuté la Reine.

La République a les serviteurs qu’elle mérite.

Claude Paschoud

 

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Journalisme

Aucun regret

Dans le quotidien gratuit 20 minutes du 11 août, un article consacré à la septuagénaire qui a tué un enfant de 7 ans en mars 2019. «Je le regrette chaque jour. Je suis désolée pour la famille» a-t-elle dit devant les parents de la victime présents dans la salle d’audience.

Traduction pour la page de titre : Une retraitée tue un enfant : aucun regret

Enfants

Sur les ondes de la Radio suisse romande, lundi matin, il est question de cette pollution à Neuchâtel dont plusieurs chiens ont été les victimes. La journaliste précise : «la pollution n’est pas dangereuse pour les humains, mais peut l’être pour les enfants et les animaux.»

On ignore à partir de quel âge un enfant devient un être humain, mais on comprend mieux pourquoi notre presse milite depuis toujours pour l’avortement libre.

 


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La connerie est-elle contagieuse ?

Madame Elodie MIELCZARECK, sémiologue, vient de publier aux Editions du Cherche-Midi « La stratégie du caméléon » dans lequel elle rappelle l’expérience de Salomon Asch, dans les années cinquante.

Asch avait imaginé l’expérience suivante : il avait réuni dans une salle 8 personnes dont l’une d’entre elles seulement est le cobaye qui ignore que les sept autres sont des assistants de l’expérimentateur. On présente à ces personnes des lignes de différentes hauteurs A, B, C, D et les participants doivent dire si A est plus grand que B et que C, si C est plus grand que D etc.

Au début, chacun donne des réponses exactes, mais lorsque l’expérience se prolonge, et qu’on leur présente d’autres images, les participants complices affirment que la ligne B est égale à la ligne D (alors même que l’une d’elle est nettement plus grande que l’autre), ce qui incite le cobaye à confirmer, comme les sept autres participants, que les deux lignes sont équivalentes.

Des recherches plus récentes, réalisées sous IRM ont permis de mettre en évidence que la perception de la réalité est modifiée par le cerveau, de sorte que ce n’est pas seulement votre souci de vous conformer à l’avis commun qui vous fait dire comme les autres, mais c’est votre cerveau qui modifie votre perception de la réalité au point que vous voyez vraiment les traits inégaux de même longueur.

Mme Mielczareck en conclut que la connerie est effectivement contagieuse et va se répandre d’autant mieux que nous sommes entourées de nombreux cons, que nous les fréquentons – ou nous les lisons – souvent et qu’ils nous sont hiérarchiquement supérieurs ou qu’ils occupent une position sociale ou politique supérieure.

En ces temps de panurgie grave, où personne ne connaît exactement la nature de la Covid-19 ni comment la traiter, mais où on ordonne le port d’un masque et des « gestes barrière », des périodes de quarantaine et des zones interdites aux millions de moutons bêlants que nous sommes, il est rafraîchissant de prendre un peu de hauteur pour s’extraire de la masse des cons qui nous cernent de toutes parts.

Claude Paschoud

 

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La meurtrière est morte

La presse de ce matin nous apprend la mort de Mme Jacqueline Sauvage, présentée comme une « martyre devenue icône » et rappelle qu’elle avait été condamnée à 10 ans de réclusion pour le meurtre de son mari, prétendument « violent et incestueux »

J’avais consacré un article, en janvier 2017, à cette affaire :

Triomphe du féminisme victimaire

Les avocates de Mme Jacqueline Sauvage ont réussi une opération qui restera sans doute dans les annales du droit comme un morceau d’anthologie : faire gracier leur cliente par le président de la République alors même que 35 magistrats et jurés l’avaient jugée coupable de meurtre lors de deux procès différents.

Lors de ces procès, les avocates de la meurtrière ont présenté leur cliente comme la victime, pendant 47 ans, d’un mari grossier et brutal. Pendant ces quarante-sept ans, Mme Sauvage n’a jamais exhibé d’hématomes, ni dans un hôpital ni chez une voisine ni ne s’est jamais plainte d’avoir reçu des coups. Ses filles n’ont retrouvé le souvenir d’atteintes à leur pudeur dont elles n’avaient jamais parlé à personne qu’après la mort de leur père qui ne pouvait plus se défendre de cette nouvelle accusation.

Tous les magistrats qui ont étudié minutieusement le dossier, qui ont entendu les témoins, l’accusation et la défense ont jugé qu’on ne pouvait absoudre cette femme d’avoir tué son mari de trois balles de fusil de chasse dans le dos.

Mais les harpies du féminisme victimaire ne se sont pas satisfaites d’un verdict plutôt clément. Dix ans de réclusion pour un assassinat, c’est presque un cadeau. Des associations se sont mobilisées pour diaboliser le mari abattu et donc présenter l’accusée comme une femme soumise trop longtemps à un monstre sans pitié. Son geste était donc une sorte de «légitime défense différée» C’est elle qui est devenue la victime, non seulement de son époux, mais des juges et des jurés contaminés par le patriarcat ambiant.

François Hollande, qui n’a plus rien à perdre, a pris le risque de se mettre à dos l’ordre judiciaire et la partie la plus raisonnable de l’opinion publique pour la satisfaction de quelques coteries germanopratines et de quelques cénacles de féministes doctrinaires peu soucieux de la vérité des faits. Ce n’est pas cette mauvaise action qui fera remonter sa cote de popularité, même s’il a usé d’un droit qui lui est incontestablement conféré par la Constitution.

La liberté accordée à Mme Sauvage ne satisfait ni le droit ni la justice.

Claude Paschoud

 

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Fâcheux copinage

On espérait être débarrassé définitivement de Mme Manon Schick, ex-directrice d’Amnesty International suisse, et accessoirement rédactrice invitée de 24 heures à qui elle confiait des billets larmoyants de compassion pour toutes les plus mauvaises causes.

Fol espoir !

J’ai déjà épinglé la dame naguère sur le présent blog en relevant la pauvreté de ses arguments (1) et ses mensonges éhontés.

La dame a trouvé un employeur disposé à profiter de sa vaste incompétence : la direction générale de l’enfance et de la jeunesse du canton de Vaud. C’est sa camarade de parti Cesla Amarelle qui a estimé opportun de mettre à la tête de l’ancien SPJ une dame sans emploi qui n’a jamais eu d’enfants. Parions qu’elle saura déployer tout le zèle nécessaire pour l’accueil des enfants djihadistes retour de Syrie et des orphelins venus de Hong-Kong.

Quant aux enfants d’ici, arrachés brutalement à leurs parents par des dénonciations calomnieuses ou aux enfants réellement victimes d’abus dans leurs familles d’accueil, ils auront du souci à se faire, avec, à la tête du service supposé les protéger, une infatigable dénonciatrice des entraves à la liberté d’expression dans les pays lointains, mais muette au sujet des violations, en Suisse, de la liberté d’expression garantie par l’art. 16 de la Constitution.

Claude Paschoud

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(1)  «Les élucubrations de Manon» 19 janvier 2016

«Les nouvelles élucubrations…» 1er mars 2016

«Manon a encore tout faux» 15 mars 2016

 

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Navrantes priorités

Lorsque le Conseil fédéral a publié ses premières ordonnances sur le covid-19, qui permettaient la poursuite des activités de la grande distribution, mais qui imposaient la fermeture des librairies, on a compris hélas que nos hommes (et femmes) politiques accordaient plus d’importance à la libre diffusion des schubligs qu’à celle de la culture.

Leurs dernières décisions, qui annoncent la réouverture des écoles, et des salons de coiffure mais toujours pas des librairies, indiquent quelle est leur conception du rôle de l’école ; lieu de socialisation, d’acquisition de connaissances en informatique, en éducation sexuelle, en code de la route, lieu d’apprentissage du « vivre-ensemble », où doivent s’estomper les différences sociales et les privilèges mais surtout pas lieu de culture, lieu d’étude de la  littérature et des disciplines qui confèrent des avantages indus aux enfant dont les parents possèdent plusieurs livres et qui les ont lus.

Mais surtout, et c’est ce qui a principalement motivé le gouvernement, – compte tenu des difficultés quasi insurmontables de respect des distances de sécurité – lieu de garderie pour permettre aux parents de reprendre le travail.

On n’a guère amélioré le niveau, depuis l’époque où le Chancelier de la Confédération s’était approché de Mme Minger, épouse du conseiller fédéral, pour l’informer que ses collègues avaient l’intention de lui offrir un livre pour son anniversaire.

«Non, non, ce n’est pas nécessaire, aurait répondu l’épouse, il a déjà un»

C.P.

 

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La loi est claire

Le quotidien gratuit «20 minutes» de ce matin traite en une et en page 3 du refus, par certains commerçants, d’accepter un paiement en cash. Le journaliste écrit : «La loi est claire : si le client a été averti au préalable, le commerçant est en droit de refuser un paiement en cash».

En page intérieure, on cite l’article 3 de la loi fédérale sur la monnaie et les moyens de paiement, selon laquelle toute personne est tenue d’accepter en paiement jusqu’à 100 pièces suisses courantes et les billets de banque suisses sans limitation de la somme.

En effet, la loi est claire.

Mais le rédacteur ajoute : «Néanmoins, il est toléré de déroger à cette règle, pour autant que l’acheteur en soit informé préalablement…».

Mais il ne nous dévoile pas d’où il tire cette tolérance et cette dérogation. En tout cas pas de la loi, qui proclame clairement le contraire !

 

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