Navrantes priorités

Lorsque le Conseil fédéral a publié ses premières ordonnances sur le covid-19, qui permettaient la poursuite des activités de la grande distribution, mais qui imposaient la fermeture des librairies, on a compris hélas que nos hommes (et femmes) politiques accordaient plus d’importance à la libre diffusion des schubligs qu’à celle de la culture.

Leurs dernières décisions, qui annoncent la réouverture des écoles, et des salons de coiffure mais toujours pas des librairies, indiquent quelle est leur conception du rôle de l’école ; lieu de socialisation, d’acquisition de connaissances en informatique, en éducation sexuelle, en code de la route, lieu d’apprentissage du « vivre-ensemble », où doivent s’estomper les différences sociales et les privilèges mais surtout pas lieu de culture, lieu d’étude de la  littérature et des disciplines qui confèrent des avantages indus aux enfant dont les parents possèdent plusieurs livres et qui les ont lus.

Mais surtout, et c’est ce qui a principalement motivé le gouvernement, – compte tenu des difficultés quasi insurmontables de respect des distances de sécurité – lieu de garderie pour permettre aux parents de reprendre le travail.

On n’a guère amélioré le niveau, depuis l’époque où le Chancelier de la Confédération s’était approché de Mme Minger, épouse du conseiller fédéral, pour l’informer que ses collègues avaient l’intention de lui offrir un livre pour son anniversaire.

«Non, non, ce n’est pas nécessaire, aurait répondu l’épouse, il a déjà un»

C.P.

 

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La loi est claire

Le quotidien gratuit «20 minutes» de ce matin traite en une et en page 3 du refus, par certains commerçants, d’accepter un paiement en cash. Le journaliste écrit : «La loi est claire : si le client a été averti au préalable, le commerçant est en droit de refuser un paiement en cash».

En page intérieure, on cite l’article 3 de la loi fédérale sur la monnaie et les moyens de paiement, selon laquelle toute personne est tenue d’accepter en paiement jusqu’à 100 pièces suisses courantes et les billets de banque suisses sans limitation de la somme.

En effet, la loi est claire.

Mais le rédacteur ajoute : «Néanmoins, il est toléré de déroger à cette règle, pour autant que l’acheteur en soit informé préalablement…».

Mais il ne nous dévoile pas d’où il tire cette tolérance et cette dérogation. En tout cas pas de la loi, qui proclame clairement le contraire !

 

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C’est encore plus grave !

Il apparaît clairement aujourd’hui que la pandémie de Corona virus et ses conséquences effrayantes en Europe sont directement imputables à l’incurie, à l’imprévoyance, à la bêtise même des gouvernements, ou de leurs conseillers en matière sanitaire, qui n’ont rien vu venir, et lorsqu’ils ont enfin vu, ont pris les plus mauvaises décisions.

Aujourd’hui, au louable prétexte de lutter contre la transmission du virus, on a suspendu les libertés individuelles en décrétant un confinement presque total, l’arrêt de la production, probablement de multiples faillites et sans doute des suicides. Le bilan final est-il raisonnable ?

Les pays d’Asie qui ont pu maîtriser le fléau ont pratiqué autrement : d’abord des tests d’un dépistage massif et généralisé (encore fallait-il disposer de tests en suffisance), le port du masque généralisé (encore fallait-il…) et un traitement des gens infectés, hospitalisés ou au moins confinés, dès le début de l’infection.

En Europe, on n’a pas de tests pour un dépistage massif, pas de gants, pas de masques et pas de solution pour l’hygiène des mains. On en est réduit à ordonner à tout le monde de rester chez soi, en attendant que meurent les dernières victimes de cette incurie des «élites» par détresse respiratoires pour les patients, ou par épuisement total pour les soignants.

On nous racontera fièrement que les mesures ordonnées ont permis de sauver mille (ou dix mille ou cent mille) vies humaines, mais qu’elles auront coûté, hélas, cent milliards (ou mille ou dix mille) à l’Etat, aux entreprises, aux particuliers. Mais l’Etat c’est qui ? C’est évidemment le peuple qui va payer la note, par l’impôt ou par l’inflation et alors même qu’il faudra tout reconstruire. Non pas des bâtiments atteints par des bombardements, mais tout un outil de production pulvérisé par l’imprévoyance des gouvernements et les mesures de confinement.

Sur le plateau de TF1, un crétin présenté comme un médecin expert a déclaré qu’il fallait absolument respecter le confinement total, car, «c’est le seul médicament efficace contre la maladie». Il n’y a pas besoin de sortir de l’Université pour comprendre que l’incarcération dans son propre logement n’est pas un médicament, au mieux une tentative de freiner la propagation du virus, alors qu’on s’est réveillé trop tard pour adopter les bonnes mesures.

Face à la nécessité de sauver des vies humaines, les libertés individuelles ont peu de poids proclament d’autres imbéciles. Et ce sont les mêmes qui protestent contre l’abaissement des vitesses autorisées sur les routes départementales ou contre l’augmentation du prix des cigarettes. S’ils étaient cohérents, ils réclameraient les limitations de vitesse à 20 km/h et l’interdiction de fumer sur tout le territoire !

Malgré les discours martiaux du Président Macron, le Coronavirus fera beaucoup de victimes. J’en ferai peut-être partie. Mais cette pandémie aura eu quelques effets positifs : on n’entend plus les manifestants «pour le climat» ni les femelles aux seins nus vociférer dans les rues. La consommation baisse, il y a moins de déchets, moins de déplacements inutiles, on a plus de temps pour lire ou faire des enfants…

Il y a quelque temps, l’intitulais mon billet : «Nous sommes gouvernés par des nigauds». J’ai bien peur que ce soit encore plus grave !

Claude Paschoud

 

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Etat de nécessité ?

Si j’en crois la presse de ce matin, le Président Colelough a acquitté les trublions joueurs de tennis dans les locaux du Crédit suisse. Le jugement admet la violation de domicile et la violation du règlement lausannois (refus d’obtempérer à l’ordre de la police), mais il a admis en faveur des accusés l’état de nécessité.

En droit pénal, l’état de nécessité est défini comme suit : quiconque commet un acte punissable pour préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement un bien juridique lui appartenant ou appartenant à un tiers agit de manière licite s’il sauvegarde ainsi des intérêts prépondérants.

Les avis ne sont pas unanimes au sujet de l’imminence du danger de réchauffement climatique, mais on est surpris d’apprendre que ce danger serait impossible à détourner autrement qu’en organisant un tournoi de tennis dans une banque de la place. En revanche, on est ravi d’apprendre que la démonstration de ces clowns a permis de sauvegarder des intérêts prépondérants. Lesquels ?

Bravo Philippe !

 

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Le poisson pourrit par la tête

Le quotidien gratuit «20 minutes» de ce matin nous apprend qu’une dame, juge assesseur auprès de la justice de paix et épouse d’un avocat connu, s’est rendue coupable de faux dans les titres visant à «arnaquer le Canton» pour rendre service à une pupille de sa fille.

Quelques jours plus tôt, on apprenait que M. Nicolas Chervet, titulaire du brevet d’avocat, secrétaire général du département du territoire et de l’environnement, destiné à devenir le chef de la police cantonale vaudoise, soupçonné de calomnie dans le litige qui divise Orllati et le groupe Bernard Nicod et qui affirmait en début d’année ; «Cela ne remet pas en question mon impartialité, mon honneur ou la probité de mon travail» vient d’avouer avoir embouti une voiture dans un parking (entre 2’000 et 3’000 francs de dégâts) et avoir laissé à la victime une fausse identité, une fausse adresse et un faux numéro de téléphone.

On se souvient qu’en Valais, le chef de la police Christian Varone, licencié en droit et colonel, candidat PLR au Conseil d’Etat, est un voleur et un menteur, confirmé dans ses fonctions une semaine après sa condamnation.

Le poisson pourrit par la tête !

C.P.

 

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Nous sommes gouvernés par des nigauds !

Dans la dernière livraison de Domaine public, le professeur Jean-Daniel Delley nous raconte une bien plaisante histoire :

La révision de la loi sur les prestations complémentaires (PC) a prévu à juste titre d’augmenter l’allocation logement. Mais elle a également réduit le montant de cette allocation pour les concubins et les colocataires, égalité de traitement avec les couples mariés oblige. Cette réduction va obliger nombre de bénéficiaires de PC en colocation à chercher un logement individuel ou une place dans un établissement de soins, ce qui leur donnera droit à une allocation plus élevée.

L’économie attendue de 7 millions se transforme en une dépense supplémentaire qui pourrait atteindre 50 millions de francs

Il y a quelques années, j’avais déjà recouru – en vain – contre une décision fiscale neuchâteloise qui refusait à ma cliente indigente le droit à un subside de l’assurance-maladie au motif qu’elle était hébergée gracieusement par un ami, qui n’avait donc, selon l’administration, qu’à assumer tous ses coûts. Le résultat de ce brillant raisonnement fut qu’elle a pris un logement séparé, qui a été financé par les services sociaux et qu’elle a alors bénéficié du subside sollicité. Merci qui ?

 

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Du cuir d’autrui…

Le célèbre proverbe «du cuir d’autrui faisons large courroie» trouve une parfaite illustration dans les votes des deux Chambres fédérales en faveur d’un congé paternité de deux semaines financé… «sur le modèle de l’assurance maternité, via les allocations pour perte de gain dont le taux de cotisation sera augmenté» nous dit notre quotidien habituel.

En d’autres termes, les Conseillers nationaux et les Conseillers aux Etats offrent aux jeunes pères un cadeau aux frais des employeurs et des salariés.

On sait que les allocations pour perte de gain (aux militaires) qui financent également aujourd’hui les quatorze semaines du congé maternité ont été introduites à l’initiative des employeurs et financées par eux.

Merci qui ?

 

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Les erreurs de l’avancement

On ne peut pas être certain que la présentation faite par TF1 du raid mené par le commando Hubert au Burkina Fasso correspond à ce qui s’est réellement passé.

Mais si c’est le cas, le commandant de cette opération foireuse devrait être traduit en Conseil de guerre, dégradé et affecté aux services de l’intendance comme nettoyeur des latrines du régiment.

Et je ne critique pas l’opportunité de l’attaque, quand bien même je déplore qu’on ait dû mettre en danger un commando d’une vingtaine de soldats d’élite pour sauver deux tapettes imbéciles qui avaient jugé bon d’effectuer leur voyage de noces dans une zone fortement déconseillée par les services diplomatiques, vraisemblablement pour se convaincre l’un et l’autre de leur virilité. L’accueil de ces crétins par le Président de la République montre le niveau de décrépitude des institutions.

Mais la conception tactique de cette intervention a été si mal pensée, si mal préparée et si mal exécutée qu’on se réjouit qu’elle n’ait pas fait plus de victimes parmi les libérateurs : les vingt membres du commando progressent de nuit, à découvert, en direction du bâtiment où les otages sont retenus. Aucun éclaireur discret n’avait été dépêché au préalable pour se rendre compte des guetteurs et de leur emplacement, le cas échéant pour les éliminer sans bruit à l’arme blanche.

Durant leur progression, les soldats du commando sont repérés par une sentinelle qu’on tue par balle, ce qui donne l’alarme aux ravisseurs. La petite troupe pénètre alors dans les lieux (sans tirer, pour ne pas risquer d’atteindre des otages) et, semble-t-il, sans gilet pare-balles ni bouclier de protection.

Les soldats Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello sont les malheureuses victimes non pas de leur devoir ou de leur esprit patriotique, mais d’un chef de commando incompétent. René Quinton a écrit, dans ses Maximes sur la Guerre : «Les soldats paient de leur vie les erreurs de l’avancement». Triste !

Claude Paschoud

 

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Sécurité routière torpillée !

Pour les ayatollahs de la sécurité routière, au BPA, à l’Office fédéral des routes ou dans les états-majors des polices cantonales, une radio française qui signale l’emplacement des radars en Suisse «torpille la sécurité».

Il est vrai que depuis l’introduction dans notre législation des règles issues de «Via Secura» au 1er janvier 2013, il est interdit d’adresser «des avertissements publics aux usagers de la route concernant les contrôles officiels du trafic» (1)

Dès lors, pour ces ayatollahs, qui rêvent d’imposer une limitation générale de vitesse à 30 km/h sur tout le territoire de la Confédération, et même une interdiction générale de rouler (seule solution pour éliminer le risque d’accidents mortels) la diffusion par une radio française des emplacements des radars fixes et mobiles situés en Suisse est une manière de «torpiller la sécurité routière» comme le titre le quotidien gratuit 20 minutes du 23 avril

Soyons sérieux ! La connaissance de l’emplacement des radars favorise la sécurité et ne torpille que les rentrées fiscales espérées des communes et des cantons. Au temps de la campagne pour ou contre le port obligatoire du baudrier de rétention (appelé improprement : ceinture de sécurité), les services de M. Furgler, l’Institut de médecine légale de Zurich (2) et le BPA nous avaient déjà abreuvés de bobards dont le plus gros était que cette obligation allait économiser chaque année plus de victimes que la Suisse n’avait enregistré de morts les années précédentes ! (3)

Les radios locales de France et d’Allemagne se moquent – à juste titre – des prescriptions de l’art. 98a LCR. En dévoilant l’emplacement des radars à leurs auditeurs, elles font plus pour la sécurité routière que les distributeurs d’amendes. Merci à elles de continuer à torpiller… le budget des communes frontalières fondé sur la tonte des travailleurs honnêtes.

Claude Paschoud

___________

 

(1)     Art 98a al. 3 LCR (RS 741.01) introduit par la loi du 15 juin 2012 RO 2012 629 FF 2010 7703

On peut se demander légitimement si cette interdiction est compatible avec la liberté d’expression garantie par la Constitution et la CEDH

(2)    Voir notre résumé dans le Pamphlet N° 86 de juin 1979 et notre réponse à M. Steinauer in le Pamphlet n° 96 de juin 1980

(3)     Voir mon article «Pas un seul cas» dans le Pamphlet n° 56 de juin 1976

 

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Le retour des sorcières

Le syndicat SUD-Education a découvert que les auteurs d’une méthode de gestion des conflits enseignée au Centre professionnel du Nord vaudois sont des fidèles de l’Eglise évangélique des Saints des derniers jours, c’est-à-dire des Mormons.

Y aurait-il des traces de prosélytisme dans cet enseignement ? Non point. Les formateurs feraient-ils subrepticement de la propagande en faveur de l’Eglise mormone ? Non point. Alors quoi ?

Rien, sauf que le CPNV ne programmera plus cette formation, suivant le principe de précaution, comme l’annonce le larbin de service porte-parole du département en baissant sa culotte breneuse.

Voici revenue la chasse aux sorcières. On a déjà, sous la pression des imbéciles, débaptisé à Neuchâtel un Espace portant le nom de Louis Agassiz, un des plus illustres savants du XIXe siècle, docteur en philosophie et docteur en médecine, paléontologue, ichtyologue, glaciologue de réputation internationale, parce qu’il ne croyait pas à l’égalité des races humaines.

Une méthode de communication visant à aider les cadres à se montrer plus respectueux de leurs collaborateurs serait suspecte, parce que ses auteurs sont Mormons ? «Crucial Conversations» est un best seller paru en 2002 qui a déjà convaincu des firmes parmi les plus prestigieuses : Veolia, Lily, Symantec, Danone, Carlsberg, CEB, Chaussea, Société Générale, Hollister Incorporated, Kellogs, Baxter, Abbott, Google, Sanofi, Rockwell Collins, Akzo Nobel, Oracle, American Express, Thermofisher, Goodyear, Roche, Galderma, Artelia, Arte, Merck, CGG, Mars, Murex, Mylan, Disneyland Paris…etc.

Ces clients seraient-ils tous des ânes ? Heureusement, le département vaudois de la formation veille et ne s’en laisse pas compter. On n’a interrogé personne, on ne sait rien, mais le principe de précaution justifie qu’on tire d’abord, et qu’on demande ensuite : «qui va là ?». Décidément, rien n’a changé depuis l’«affaire Paschoud» : incompétence et lâcheté.

Claude Paschoud

 

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