Scandale footballistique !

La Suisse autorise la double nationalité depuis plus d’un quart de siècle. Avant 1992, tout candidat à la naturalisation suisse devait d’abord renoncer à toute autre nationalité. Tolérer qu’un individu ait deux, voire trois ou quatre nationalités a les mêmes conséquences psychologiques que la polygamie en matière civile.

Comme Josephine Baker qui avait deux amours, son pays et Paris, les footballeurs conservent l’amour de leur pays d’origine, côté cœur, et l’amour du pays qui les fait jouer et qui les paie, côté portefeuille.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, originaires du Kosovo albanais, aient réaffirmé leur appartenance de cœur lors du match contre leur ennemi serbe.

En prenant ouvertement parti contre la Serbie lors de la guerre civile en ex-Yougoslavie, en étant parmi les premiers à reconnaître le nouvel Etat balkanique du Kosovo, au mépris des règles du droit international, la diplomatie suisse a clairement laissé entendre qu’elle se rangeait du côté des voyous et des mafias de trafiquants d’organes.

Ce n’est plus le moment de pleurnicher parce que deux oligophrènes manifestent sur le terrain leur amour de l’Albanie (puisque l’aigle ne figure même pas sur le drapeau du Kosovo) : ces deux crétins sont dans la ligne du Conseil fédéral de l’époque Micheline Calmy-Rey et Didier Burkhalter.

Claude Paschoud

 

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