Etat de nécessité ?

Si j’en crois la presse de ce matin, le Président Colelough a acquitté les trublions joueurs de tennis dans les locaux du Crédit suisse. Le jugement admet la violation de domicile et la violation du règlement lausannois (refus d’obtempérer à l’ordre de la police), mais il a admis en faveur des accusés l’état de nécessité.

En droit pénal, l’état de nécessité est défini comme suit : quiconque commet un acte punissable pour préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement un bien juridique lui appartenant ou appartenant à un tiers agit de manière licite s’il sauvegarde ainsi des intérêts prépondérants.

Les avis ne sont pas unanimes au sujet de l’imminence du danger de réchauffement climatique, mais on est surpris d’apprendre que ce danger serait impossible à détourner autrement qu’en organisant un tournoi de tennis dans une banque de la place. En revanche, on est ravi d’apprendre que la démonstration de ces clowns a permis de sauvegarder des intérêts prépondérants. Lesquels ?

Bravo Philippe !

 

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