Qui connaît le Papino 103 ?

Après le musée du Louvre qui a déjà banni de ses panneaux explicatifs les chiffres romains pour la désignation des siècles, le musée Carnavalet fait de même pour faciliter auprès de son public le plus inculte la compréhension des siècles et des souverains. On ne risquera plus de lire, comme un sketch des Inconnus l’avait popularisé, la biographie de Louis Croix, Vé, Bâton, mais il faudra s’habituer à Henri 4, à Pie 12 et au 21e siècle.

« Puisqu’il y a des nains, faisons les portes basses » dit le proverbe préféré de la gauche et de toutes les bonnes âmes soucieuses de ne pas stigmatiser les moins doués, les plus lents ou les plus bêtes. Au lieu de les encourager à progresser, à acquérir des connaissances nouvelles, on a depuis des années abaissé les exigences, facilité l’obtention des diplômes et des titres, accueilli des cohortes d’abrutis dans les Facultés qui savent à peine écrire sans le correcteur orthographique de windows, et qui, au mieux, finiront comme commentateurs sportifs après avoir digéré la propagande marxiste enseignée à l’institut des sciences sociales et politiques et cherché en vain un vrai métier.

Ce n’est pourtant pas un exercice insurmontable d’apprendre les chiffres romains, surtout que les souverains portant le même prénom n’ont jamais été, à ma connaissance, plus de vingt-trois. Et cette graphie nous rappelle opportunément nos origines, nos racines, notre culture. Il est vrai qu’il n’est plus très bien vu aujourd’hui de proclamer, comme l’avait fait le général de Gaulle, que nous sommes un peuple de race blanche, de civilisation gréco-latine et de religion chrétienne.

L’affirmation d’une appartenance est dénoncée comme une déclaration de haine pour les autres. Si j’utilise dans mon discours des mots comme iatrogène ou énnéagone, je suis soupçonné de le faire exprès pour embarrasser ceux qui n’ont pas appris le grec. Alors que je voulais les inciter à faire la connaissance de deux nouveaux mots qui leur permettront de briller dans les salons au milieu des crétins lors du prochain coquetèle.

Quel rapport avec mon titre ? Aucun, sauf que l’élève qui a écrit le Papino 103 dans sa dictée n’avait probablement jamais entendu parler du Souverain Pontife le plus illustre du Moyen-Age.

 

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